Qui est Marie fil?

  

Des objets zéro déchet pour la vraie vie

100% confectionnés avec amour au Québec

Je sais que la culpabilité nous envahit souvent parce qu’on sent qu’on peut toujours faire mieux dans
nos choix.
Mais la perfection n’existe pas.
Non je ne suis pas 100% zéro déchet. En fait, je crois que c’est impossible de l’être.
Pour moi, le vrai zéro déchet, c’est un petit changement à la fois, réfléchi de façon consciente, sans
pression. C’est celui-là qui a le plus d’impact. Pour la planète, c’est certain. Mais pour nous aussi.
Ce que j’aime par-dessus tout, c’est vous montrer à quel point ça apporte la paix d’esprit d’avoir un
objet-pratique-sauveur-de-vie à portée de main au quotidien. Parce qu’on a choisi de lui faire une
petite place dans notre maison, comme s’il avait toujours été là. Et qu’on finisse par se dire qu’il
aurait donc dû être là bien avant.
Juste ça, ça rend la vie plus belle et le monde meilleur.

Marie fil c’est moi : Marie-Philippe Filteau.

Mais tout le monde me surnomme Marie fil.
Hé oui, mon nom devait être prédestiné à la couture. C’est vrai que ça m’a intriguée très tôt.
Je me souviens de la fascination que j’avais pour ma mère qui faisait nos bas de pantalon. Je la revois
encore sortir sa machine à coudre du bureau, l’apporter jusqu’à la cuisine et pousser la table pour se
rapprocher de la prise de courant.
Mais vous pouvez être sûres que j’avais pas le droit d’y toucher! Ça brisait tout le temps…Peut-être
parce que je l’ouvrais souvent en cachette pour savoir comment ça marchait.

 

Et le zéro déchet lui?

Comme beaucoup d’entre vous probablement, je ne suis pas née dedans. Je l’ai appris avec le temps.
Dans ma jeune vingtaine, j’ai eu un chum qui réparait tout, un peu tout croche. Ensemble, on
récupérait de vieux meubles au comptoir Emaüs. On trippait à faire notre vermicompost…vous
voyez un peu le portrait.
Je me souviens qu’il y avait juste une boutique un peu fancy qui vendait du vrac. Les sacs en tissu
étaient inexistants. Je n’avais pas d’auto. Pas grave! Mes convictions me donnaient l’élan de pédaler
de Limoilou à Vanier avec mes pots en verre dans ma caisse de lait.
Pour moi, c’était devenu ça la vie. Ma normalité.
En tombant sur le livre Zéro déchet de Béa Johnson, je me suis enfin reconnue en quelqu’un. Je l’ai relu
souvent, dans l’espoir toujours plus grand de trouver les solutions applicables ici.

Et puis la vie étant la vie, je suis devenue ingénieure chimique. Vous vous demandez sûrement
pourquoi…moi aussi.
Parce qu’aussitôt que j’avais une minute de libre, je cousais.
Les yeux rivés sur ma machine, c’était là que je m’accomplissais le plus. Que je me sentais puissante
de réussir quelque chose de concret. Un peu comme quand j’atteins le sommet d’une montagne avec
mes amis tsé.
J’ai quitté ma vie d’ingénieure parce que j’avais soif de sens. Pour enfin réaliser que tout ce que
j’aimais gravitait déjà autour de moi.


Marie fil est née en 2016. Alors que personne ne parlait de zéro déchet.

Je tenais absolument à coudre quelque chose d’intelligent qui allait me servir pour vrai. Encore
aujourd’hui, c’est ma première préoccupation.
Tout a commencé autour d’un sac que j’ai conçu et fabriqué pour conserver mon pain. Parce que je
n’en trouvais aucun sur le marché avec tous les détails que je voulais.
Et ça a été le coup de cœur pour plusieurs d’entre vous lorsqu’on s’est rencontrées à mon premier
kiosque au Grand Bazar des ruelles de Limoilou (certaines me parlent encore des fameuses crêpes
bretonnes de mon chum).


Aujourd’hui, Marie fil fabrique des serviettes hygiéniques lavables, des culottes
menstruelles et une foule d’accessoires pratiques et réutilisables pour la maison.


Avec le recul, je pense que la couture m’a choisie. Et à mon tour, j’ai décidé d’en faire œuvre utile
pour nous et nos enfants aussi.
J’ai l’impression qu’ensemble, chacune à notre façon, on peut se rendre au sommet d’un monde
meilleur.
Malo et Loïc, j’espère que vous êtes fiers de votre maman.
Avec amour,
Marie fil